On entretient les tas pour l'esthétique, contre le risque d'incendie, d'embroussaillement et d'invasion par des plantes indésirables. L'entretien des tas est en règle générale sous-traité à des professionnels.
La levée du couvert végétal peut être entravée par
des conditions météo défavorables, même s'il a été semé dans des
conditions optimales et avec une technique adéquate. Dans ce cas, des
plantes indésirables (mauvaises herbes ou néophytes) vont se développer.
Elles devront être combattues par une coupe de nettoyage, un
traitement phytosanitaire ou un nouveau semis.
Les tas formés de matériaux terreux A issus de sols de cultures
intensives (maraîchage, maïs, betterave, pomme de terre) présentent un
risque très élevé d'envahissement par les plantes indésirables. Celles-ci
ont un impact extrêmement négatif lors de la remise en culture.
Il y a
obligation légale de combattre certaines plantes dommageables
pour l'agriculture (par ex. chardons) ou dangereuses pour la santé (par
ex. ambroisie). Les règles et techniques d'entretien décrites dans le
classeur "fiches grandes cultures" (AGRIDEA) ou sur le site Info Flora s'appliquent également à
l'entretien des andains. Les stations cantonales de protection des plantes peuvent aider à identifier les plantes indésirables et proposer une méthode de lutte également.
L'entretien des andains fait implicitement partie des règles de bonnes pratiques prévues dans la norme SN 640 581.
L'entretien des andains consiste en des opérations complexes
nécessitant des engins spécialisés ou la détention d'un permis de
traiter. On aura donc recours à des mandataires spécialisés (agriculteurs,
paysagistes,...) pouvant fournir une prestation conforme à la protection des sols sur chantier.